Portrait de Matagami

Histoire

Matagami, ville fondée le 1er avril 1963, doit son origine à l’exploration minière.

Le territoire de Matagami était occupé bien avant l’arrivée de l’homme blanc. Au 17e siècle déjà, les Cris de la région faisaient la traite des fourrures avec les Anglais de la Baie-James et les Français de l’Abitibi et du Témiscamingue.

Comme les esturgeons et poissons blancs abondaient dans les eaux du lac Waswanipi, on y débuta une pêche commerciale dans les années 1930. En 1962, plusieurs familles cries étaient installées à Matagami. Parmi les premières à s’y établir, on compte les Kitchen et les Otter. La population crie continua d’augmenter régulièrement jusqu’en 1975, moment où eut lieu un mouvement de migration massif vers la communauté de Waswanipi.

Les Cris ont une longue tradition. La chasse et la pêche sont au cœur de leur vie. L’art d’être un efficace chasseur ou un habile pêcheur, l’apprentissage du canot, l’apprêt et la conservation de la nourriture, le tannage des peaux et la fabrication de raquettes : voilà toutes des connaissances continuellement transmises d’une génération à l’autre.

À la jonction du Sud et du Nord du Québec, une région est sortie de l’anonymat vers la fin du 19siècle grâce aux travaux d’exploration du géologue Robert Bell. Habitée par une centaine d'Amérindiens cris, la région offrait une nature presque intouchée occupant chaque pied carré entre les 49e et 50e parallèles de latitude nord. Le territoire situé dans le canton Isle-Dieu fut exploré dès 1895 par le Dr Robert Bell. En 1912, les premières explorations minières débutèrent. On espérait trouver des diamants dans le lit de milliers de ruisseaux, rivières et lacs que l’on dénombre dans les grands bassins de drainage des rivières Allard, Bell et Waswanipi. On ne trouva rien à cette époque. On tenta à nouveau l’expérience en 1928, et en 2003 avec de nouvelles techniques d’échantillonnage, mais une fois encore, aucune trace de diamant.

Bien que les explorations de la fin des années 1920 visant la découverte de diamants n’aient pas été fructueuses, elles ont probablement donné naissance à Matagami quarante ans plus tard. Les données recueillies par le Dr Bell et son équipe éveillèrent l’intérêt des prospecteurs à l’endroit de Matagami. Le nom du docteur est demeuré attaché à la rivière qui borde aujourd’hui Matagami. Sur des cartes anciennes, la rivière Bell s’appelle « Noddaway », ce qui signifie rivière « des Iroquois », probablement en raison des incursions guerrières des Iroquois au cours du 17e siècle.

Parallèlement à ces expéditions de prospection minière, on pratiquait la pêche commerciale. Dès 1917, la Nottaway Fish Co. opérait une flotte d’une vingtaine d’embarcations. Dans les années 1930, sous le nouveau nom de Quebec Fisheries Ltd, la compagnie possédait une flotte estimée à plus de 200 bateaux, barges et chaloupes. Ces bateaux étaient dotés de bons moteurs marins et atteignaient 45 pi (13,7 m) de long et 20 pi (6,1 m) de large! La compagnie possédait même des scieries produisant les planches utilisées dans la fabrication des boîtes de transport pour le poisson. Les nombreux cours d’eau ont malheureusement fait des victimes au fil des ans. On peut aujourd’hui, à l’aide de croix blanches, retracer le lieu exact où elles furent enterrées.

Véritables locomotives du développement économique et communautaire, les mines sont à l’origine de la naissance et de la croissance de Matagami. Au milieu des années 1950, cinq compagnies minières ont uni leurs intérêts afin de venir prospecter dans la région de Matagami. Une démarche fructueuse car, dès 1960, trois mines seront lancées : Lac Mattagami, Orchan et New Hosco ce qui contribua à la naissance de Matagami. Déjà, la compagnie Noranda détient une participation importante dans ces mines exploitées en partenariat avec trois autres sociétés. Ce n’est cependant qu’en 1979 que Noranda ltée deviendra propriétaire exclusif. La fusion de Mines Lac Mattagami ltée avec Mines Orchan ltée et sa filiale Mine Bell-Allard ltée donnera naissance à Noranda Inc, Mine Matagami.

Au cours de l’hiver 1959 s’ajoute un élément déterminant de l’histoire de la région : la route Amos/Matagami. Cette route asphaltée se rend aujourd’hui jusqu’à Radisson et offre des panoramas très variés qui rendent accessibles les environnements nordiques que sont la forêt boréale et la taïga. Événement majeur qui allait sortir Matagami de son isolement puisque la ville n’était jusqu’alors accessible que par hydravion. C’est en mars 1960 que le premier ministre du Québec de l’époque, M. Antonio Barrette, annonçait la construction d’une route quatre saisons et, du même coup, la création de la future Ville de Matagami. À l’époque, le gouvernement du Québec avait l’intention de créer la ville minière modèle. Son plan directeur d’urbanisme conçu en 1961 pour le compte du ministère des Ressources naturelles (dont le ministre était M. René Lévesque) devait accueillir de façon adéquate 5 000 habitants.

Au cours de l’année 1962, le comité de toponymie du Québec a provoqué la colère des citoyens de Matagami en voulant baptiser la nouvelle ville du nom de « Mazenod ». Cette décision avait pour but de rendre hommage à Mgr Charles-Joseph-Eugène de Mazenod, évêque de Marseille et fondateur de la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée. Les citoyens ont vivement protesté et la stratégie a porté fruits. Le ministère des Terres et Forêts annonça en 1962 que le nom de « Matagami » était définitif. Le mot Matagami veut dire en langue crie « la rencontre des eaux ». Les autochtones utilisaient ce nom pour identifier le lac Matagami, point de rencontre des rivières Allard, Bell et Waswanipi.

Le premier service religieux pour les fidèles de l’église Unie fut célébré le 17 avril 1962. Une particularité unique de la paroisse Sacré-Cœur de Matagami était son caractère œcuménique, puisque trois églises cohabitaient : l’église catholique, l’église anglicane et l’église unitarienne. Cette œcuménicité incita les trois églises à construire un lieu de culte commun.

Au début, l’économie de Matagami était surtout centrée sur l’industrie minière, mais le secteur forestier a constamment progressé. C’est depuis le début des années 1960 que l’on exploite la forêt dans le secteur de Matagami. Au début, les Entreprises Ouellette étaient présentes. En 1968, la compagnie Bisson et Bisson obtient son premier droit de coupe. Déménagée suite à un incendie majeur du bord de la rivière Bell près du pont à son emplacement actuel dans le parc Industriel, l’entreprise subira le même cataclysme à deux autres reprises, soit en 1974 et 1986! Ces trois incendies n’auront pas empêché Produits forestiers Domtar inc. de se porter acquéreur de Bisson et Bisson en 1988 et depuis juillet 2010, l'entreprise Eacom Timber Corporation en est devenue le nouveau propriétaire.

Au printemps 1965, les travaux d’aménagement de la Baie-James débutèrent. Ce mégaprojet a rapidement été au cœur même des préoccupations des Matagamiens. Située dans l’axe nord-sud choisi pour construire la route reliant le reste du Québec à la Baie-James, Matagami a connu un essor économique rapide au début des années 1970. Les compagnies de transport s’installèrent en permanence à Matagami pour distribuer et transporter les produits et services nécessaires au développement hydroélectrique. Matagami a dû doubler ses infrastructures pour accueillir des milliers de travailleuses et travailleurs, c’était l’âge d’or du commerce. Le tout fut de courte durée. Au début de 1982, le gouvernement constate après étude que la demande d’électricité n’est pas suffisante pour envisager la phase 2 ou le « Projet N.B.R. », dont les travaux sont remis indéfiniment. Cette annonce jeta un certain pessimisme sur le monde des affaires de Matagami.

Par la suite, Matagami est redevenue la ville minière et forestière qu’elle était dans les années 1960 et a entrepris une importante démarche de diversification économique afin d’assurer sa pérennité. La fermeture de la mine Bell-Allard en 2004 et le report de deux ans plus tard du projet Persévérance qui devait assurer le maintien de l’activité minière a mis en lumière la fragilité économique de Matagami. Cette situation a démontré la situation particulière des municipalités nordiques au plan économique et a donné lieu à une prise en charge collective tant des citoyens que des instances gouvernementales. Matagami s’est relevée de cette épreuve avec brio et constitue aujourd’hui un milieu dynamique qui supporte sans réserve les projets de développement les plus porteurs. Selon les informations de la minière Glencore, dépendamment des résultats de l’étude de faisabilité, le gisement McLeod Deep pourrait prendre la relève lorsque le gisement Bracemac-McLeod sera épuisé.

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